lundi 16 octobre 2017

Intervention prévue ce jour par Erik Pilardeau au nom du groupe "Agir pour le département des Ardennes".
Mes cher(e)s collègues, 

L’élection que nous vivons aujourd’hui est historique à plusieurs égards. Jamais le choix d’un Président pour notre département n’a jamais été aussi important. Expliquer et défendre une candidature n’est pas utile, ni même obligatoire… elle est juste indispensable. 
Ce matin, vous êtes toutes et tous face à la croisée d’un chemin, le chemin de la démocratie et de l’avenir de notre département. C’est votre opinion, vos convictions que vous mettrez dans l’urne dans quelques instants et cela au-delà des consignes, des stratégies et même, soyons clairs, des postes promis ou distribués. Nous vous demandons tout simplement de voter « en votre âme et conscience » pour donner un souffle nouveau à notre Département !
La candidature que je porte devant vous n’est pas celle d’une personne : elle est celle d’une proposition, d’une main tendue vers toutes celles et ceux qui pensent au plus profond d’eux-mêmes que les choses doivent changer, que la situation de notre département ne peut se poursuivre pendant 4 années avec la même organisation, le même fonctionnement. Beaucoup d’entre vous, une majorité d’entre vous partagent ce constat mais se pose des questions sur l’avenir, sur la gouvernance face à une histoire déjà écrite et des promesses individuelles.

Une TRANSPARENCE totale, des INFORMATIONS PARTAGEES et une COMMUNICATION pour tous sans exclusive. La gestion clanique a vécu, elle ne correspond plus ni à notre époque, ni à celle qui s’ouvre aujourd’hui.
Ce n’est pas à la presse (avec tout le respect que l’on lui porte…) de vous apprendre, régulièrement, des faits graves concernant notre Département ! 
Nous devons partager l’intégralité des tenants et aboutissants des dossiers en cours - si douloureux soient-ils – 
Il nous faut également impliquer fortement chaque élu dans les décisions à prendre à travers des réunions de travail, des commissions où tout n’est pas cadenacé mais au contraire où la place centrale est donnée à la discussion et à la réflexion, aux propositions.
Nous sommes tous élus démocratiquement et responsables. 
Mes cher(e)s Collègues, nous sommes contraints et même condamner à restaurer la confiance dans la parole publique qui doit retrouver sa force, sa consistance, sa réalité…et surtout sa vérité ! Cette proposition n’est pas simplement quelques mots jetés en l’air mais un véritable barrage aux populismes de tous bords et aux petits arrangements entre amis.

Plus de TRAVAIL EN COMMUN AVEC L’ETAT, LA REGION ET LES INTERCOMMUNALITES : si notre pays réussi le pari d’une reprise économique, il est obligatoire de laisser les postures aux vestiaires et, collectivement, additionner nos forces pour mettre en œuvre les bonnes mesures qui devront accompagner, par exemple, la prochaine ouverture de l’Autoroute. Inverser le cycle infernal qui mine notre Département (c'est-à-dire : perte d’emplois, pertes d’habitants…perte de confiance aussi !) est possible… et cela sans actionner le levier fiscal, sujet sur lequel, une majorité s’est prononcé contre.
Plus d’EFFICACITE DANS LA GOUVERNANCE avec, autour du Président, une équipe restreinte de 8 Vice-Présidents avec délégation (4 hommes et 4 femmes, chacun en charge des différentes commissions. Un véritable rôle sera donné à ces VP qui piloteront véritablement leurs dossiers et les présenteront à l’Assemblée….Ce sera un véritable nouveau souffle démocratique ! Toutefois, dans le même temps, chaque conseiller sera valorisé par son travail et son implication sur les dossiers avec des réunions mensuelles de travail.
Voilà très brièvement…Il est à la mode actuellement se savoir avec qui, en politique, « on est compatible ». Sachez que cette candidature est totalement compatible avec…la transparence (cela vous l’aviez compris), la sincérité mais également la rigueur et le travail. N’ayez pas la crainte de l’inconnu, au contraire, ayez l’ambition d’une nouvelle aventure et soyez en les actrices et les acteurs. Les situations ne seront pas simples, les dossiers lourds et complexes, les décisions difficiles.
La fonction de Président réclame une mobilisation de tous les instants, avec humilité mais détermination, avec imagination mais réalisme…avec immédiateté mais aussi durabilité. Il nécessite aussi une implication totale et un retour sur le terrain. Il oblige de casser les codes et d’instaurer un autre style, celui que nos concitoyens attendent. 
D’ailleurs, cette fonction n’est aucunement une fin en soi, elle est totalement dévolue aux services des Ardennaises et des Ardennais : c’est dans cet esprit que j’ai l’honneur de présenter ma candidature. 
Finalement, celui que vous choisirez ce matin, c’est celui que vous considérerez non pas remplir toutes les soit-disantes qualités d’un Président mais celui pour qui, au fond de vous-même est en capacité de donner un nouveau souffle à notre territoire en lui donnant un temps d’avance. 
Les Ardennes « un Département tourné vers l’Avenir » : le slogan existe déjà ! Ensemble faisons-le vivre !

jeudi 12 octobre 2017

Communiqué du Groupe 12.10.2017

RENDRE DES COMPTES….

Les révélations faites dans la Presse du 12 octobre au sujet du licenciement – et de ces conséquences ! - de l’ex – Directrice Générale des Services Départementaux nous interpellent et nous scandalisent à plus d’un titre :

- sur les raisons même de ce licenciement sur lesquelles nous n’avions pas obtenu de réponses précises,
- mais aussi et surtout sur le manque de communication et de transparence de l’exécutif. Les élus, et donc les Ardennaises et Ardennais qu’ils représentent de par notre système démocratique, sont pour le mieux ignorés et pour le pire bafoués ! Une nouvelle fois (et cela n’est pas la première !) nous apprenons par les Médias des faits graves concernant notre Assemblée.

La suspicion ne peut alors que se propager : ne voulait-on pas évoquer ce sujet avant la prochaine élection du nouveau Président ? Pourquoi ? Y-a-t-il d’autres dossiers « secrets » ?

Nous dénonçons fortement cette manière de fonctionner et ce système datant d’un autre temps ! Il va falloir maintenant « rendre des comptes »…au sens figuré comme au sens propre au regard des sommes que les habitants vont devoir débourser !


mardi 4 juillet 2017

Equipe pluridisciplinaire


Depuis 2015, je préside l'équipe pluridisciplinaire de Charleville-Mézières en tant que conseiller départemental. Ces équipes sont consultées préalablement aux décisions de réorientation vers les organismes d’insertion sociale ou professionnelle et de réduction ou de suspension de l’allocation du revenu de solidarité active qui affectent le bénéficiaire. 

Dans les Ardennes, nous disposons de 4 équipes pluridisciplinaires. 

Depuis 3 ans, je demande (chaque année) la mise en place d'une organisation regroupant les 4 présidents afin d'échanger, établir des bilans, construire des évaluations et harmoniser les fonctionnements sur l'ensemble du territoire ardennais et être efficace. 

Ce sera le cas à partir de la rentrée avec un groupe de pilotage conjoint des présidents et vice-présidents. 

Comme quoi, il ne faut pas lâcher et s'engager sans cesse pour les Ardennais et les Ardennaises.

mardi 31 janvier 2017

Intervention conseil départemental

Vous trouverez, ci-dessous, mon intervention orale lors de la séance des orientations budgétaires du conseil départemental des Ardennes du lundi 30 janvier 2017.

Monsieur le Président,

Mon intervention portera sur un débat annexe aux orientations budgétaires mais touche particulièrement l’essence même de notre collectivité et les fonctions d'élus que nous exerçons.

L’actualité nationale extrêmement récente doit nous interpeller quant à la suspicion permanente qui pèse sur les élus tout comme la remise en cause de notre probité.

Nous savons tous ici que ces affaires ont tendance chez nos concitoyens à dénigrer davantage la Politique et l’engagement de nombreux élus de terrain.

Toutefois, aujourd’hui, il n’est plus possible de se satisfaire de l’explication tendant à renvoyer vers le développement des extrêmes ce type de dénonciations qu’elles soient d’ailleurs fondées ou pas. De même, dire que cela existe depuis 30 ans n’est pas non plus une fin en soi.

En ce sens, nous allons pâtir collectivement de certains comportements ancestraux qui ne sont plus tolérables aujourd’hui même s’ils sont légaux.

De ce fait, les nouveaux élus et ceux qui se battent depuis de nombreuses années pour la probité et la moralisation de la vie politique en ont assez. Nous souhaitons, aujourd’hui, dire stop à ces pratiques à la marge.

Prendre des postures de dénonciations, c’est bien et c’est nécessaire, il faut le faire mais cela ne suffit plus. Aujourd’hui, il est temps de passer aux actes et aux responsabilités.

A notre échelle, le département, nous devons prendre le contre-pied de tout ce que l’on entend autour de nous et c’est cette responsabilité que je vous propose de prendre dès aujourd’hui, monsieur le Président et mes chers collègues.

Je vous propose de créer une commission ou une mission pour la transparence de notre institution et de ses élus. Ce groupe de travail composé d’élus, de personnes qualifiées et de fonctionnaires des services du conseil départemental aurait plusieurs missions (transparence des indemnités versées, charte sur les différents frais de représentation, l’affranchissement…).

Au-delà des économies nécessaires sur notre budget de fonctionnement, c’est toute une philosophie que je vous invite à mettre en place : de la transparence, de la pédagogie et de l’exemplarité et de la probité.

A ceux qui crieront au contrôle, je réponds tout naturellement oui. Le contrôle n’est pas accessoire, il est indispensable. Dans de nombreux pays, de nombreuses institutions, ces commissions ou groupes de veille existent et fonctionnent parfaitement bien. C’est une exigence envers nos concitoyens.

Alors dès ce matin, je vous demande, monsieur le président, et chers collègues, de prendre vos responsabilités individuelles au-delà des clivages politiques.
Pas dans un an, pas dans six mois mais dès demain et avec une rétroactivité au 1er janvier 2017. Nous devons être en capacité de vous fournir un rapport qui vous sera remis et diffuser au public.

N’ayant pas peur de nos concitoyens, la balle est dans votre camp. Je vous demande de relayer et porter cette proposition qui est forte pour donner une image moderne de notre démocratie départementale, il est grand temps.


Je vous remercie pour votre écoute.


Le groupe d'opposition portera cette demande sous la forme d'un "voeu" comme le permet le règlement intérieur du conseil départemental voté à la suite du renouvellement du 2 avril 2015 (mise à jour le 20 avril 2015; modifié le 11 décembre 2015 et le 24 mars 2016).

photo © conseil départemental des Ardennes

jeudi 4 août 2016

Quelques informations sur les oies "bernaches", simplement pour que chacun puisse avoir un maximum d'informations sur le sujet quelque soit son opinion (documents fournis par Erik Pilardeau).

A Villers-Semeuse, nous n'avons pas d'oies bernaches. Alors, comme vous, j'ai lu la presse, le déchainement sur les réseaux sociaux de certains dont les propos sont juste scandaleux, emballés par la polémique.

Alors, sans évoquer le responsable politique, simplement, en tant que citoyen, je me suis mis à la recherche d'informations sur ce phénomène afin d'aller plus loin que le simple constat ou la prise de position péremptoire.

L'objectif est basique : des articles les plus neutres possibles afin que chacun se fasse sa propre opinion en connaissance de cause.

Traitons ce sujet à la manière d'un historien : Les problématiques sont les suivantes :

- Que dit la loi ?
- Qu'en est- il de cette espèce ? D'où vient-elle ?
- Quels sont les risques pour la population ?
- Quels sont les risques encourus par les animaux eux-mêmes ?

Vous trouverez une partie des documents nécessaires et intéressants sur ce sujet qui agite les Ardennes en ce mois d'Août 2016 : 


- Trois articles/études sur les oies bernache sur différents territoires (en toute neutralité)







Bonne lecture, bonne réflexion et le cas échéant, bon débat.



Concernant les polémiques de personne, je souscris pleinement aux propos d'Erik Pilardeau : 

Nous condamnons fermement les attaques personnelles abjectes et déplacées dont fait l’objet actuellement notre ami  Alain BERNARD. Nous condamnons tout autant les dégradations de biens publics et les inscriptions nauséabondes à son encontre. Le débat démocratique, dans lequel chacun peut développer de vrais arguments doit rester la base même du fonctionnement de  notre société et ceci quelque soit le sujet traité. Nous apportons bien entendu  tout notre soutien à Alain et souhaitons que, suite aux plaintes déposées, justice puisse être rapidement rendue "





vendredi 11 mars 2016

Tarification du transport scolaire

Réponse à Robert Colson, Maire d’Arreux, à l’initiative d’une pétition en ligne contre la mise en place d’une tarification pour les collégiens et les lycéens à hauteur de 80 € par an.



En 2014, le président d’Ardenne métropole, Boris Ravignon, m’a confié la gestion des transports sur notre territoire.

Dans le domaine du transport scolaire, l’objectif était de chercher à uniformiser les pratiques sur l’ensemble du territoire pour éviter des discriminations.

A travers, cette pétition, ce que ne présente pas le maire d’Arreux, c’est la situation actuelle.

Aujourd’hui, les collégiens et les lycéens qui sont à moins de 3 km de leur établissement scolaire doivent payer un abonnement annuel d’environ 190 €. Les élèves à plus de 3 km payant quant à eux 20 €. C'est la discrimination actuelle qu'il faut changer !

De plus, nous sommes confrontés à des situations complètement délirantes : des communes comme Vivier-au-Court ou Dom-le-Mesnil, entre autres, sont coupées en deux et des élèves à quelques mètres les uns des autres paient soit 20 € ou 190 €. C’est juste inadmissible.

Nous avons donc proposé une égalité pour les collégiens et les lycéens de toute l’agglomération, soit un tarif UNIQUE : 80 € quelque soit l'endroit où on réside dans l'agglomération.

Il s’agit d’un juste prix. 80 € Qu’est-ce que cela veut dire ?

Nous demandons à chaque élève de payer l’équivalent de 0,46 centimes d’euros par jour pour autant de voyages qu’ils veulent sur la ligne pendant la période scolaire.

Je rappelle qu’une baguette de pain coûte 0,80 centimes à 1 euro en moyenne, idem pour une tasse de café. Alors comment oser affirmer que cette somme de 0,46 € par jour serait une abomination ?

De plus, je rappelle que le transport scolaire coûte beaucoup d’argent et aujourd’hui, il y seulement 3 manières de le financer :

1.       Fixer une tarification la plus juste possible
2.       Augmenter les impôts
3.       Supprimer des services

Si le Maire d’Arrreux ne souhaite pas que nous appliquions la première mesure, c’est qu’il préconise l’une des deux autres et je vous laisse juger si vous le soutenez dans une augmentation d’impôts ou dans des suppressions de services.

Nous avons choisi de donner les moyens aux familles de payer en 4 fois :

-          20 € au moment de la remise du formulaire
-          20 € en octobre 2016
-          20 € en novembre 2016
-          20 € en décembre 2016

Ces sommes sont raisonnables et nous appliquerons un tarif dégressif de 40 € pour le 3ème enfant (avec le même type de paiement par tranche de 10 €).

Enfin, les communes ont aussi la possibilité d’aider les collégiens et les lycéens en prenant en charge par le conseil municipal ou le CCAS une partie de l’abonnement, c’est le cas déjà dans plusieurs communes qui prennent en charge 50 % ou 100 % de l’abonnement.

J’invite donc les scolaires d’Arreux à se rapprocher de leurs élus pour demander une politique volontaire d’aide financière au transport par la commune.

A titre personnel, dans ma fonction d’élu municipal, nous avons fait ce choix d’aider les scolaires. C’est un choix et un engagement politique !

Ces explications, un peu longues, permettent de vous donner toutes les informations de l’application de cette mesure.

Je n’ai pas choisi de faire de la politique en pratiquant par incantations ou effets d’annonce. Nous devons la vérité à nos concitoyens et surtout des explications claires et précises.

Je comprends que des élus ne partagent pas mes convictions mais je suis d’autant plus navré de voir des élus ne pas être transparents dans la présentation d’une situation et vouloir faire un « coup politique ». Ce n’est pas ma vision de l’investissement politique. La situation actuelle de nos concitoyens nous oblige à être, plus que jamais, responsables.

Je propose à mes collègues d’Ardenne Métropole une tarification du transport scolaire qui soit :

- La plus juste possible
- La plus égalitaire pour les élèves
- La plus supportable pour les familles
- La meilleure pour le budget de la collectivité.

Gardez en tête que maintenir les tarifs actuels entraîneront directement une suppression de certains services ou une augmentation des impôts pour l’ensemble des habitants car notre agglomération n’aura pas les moyens de maintenir la situation actuelle.

Pour informations :

-          Je tiens à rappeler que le projet de fixer un tarif pour le transport scolaire a été voté en commission d’Ardenne Métropole, résultat d’un travail de plusieurs mois des maires élus de cette commission.


-          En moyenne, en France, les moyens financiers des collectivités consacrés au transport sont de 20 % du budget général. En 2014, la communauté d’agglomération d’Ardenne Métropole devait y consacrer près de 27 % du budget soit une somme beaucoup trop lourde. Avec nos propositions et nos actions, nous pouvons revenir à 20 % en 2016.